la partie numérique existe déjà et tourne. l’empreinte sonore reconnaît un morceau à partir du son seul, sans métadonnées et sans la coopération du diffuseur · une diffusion est publique, donc mesurable. à côté, un catalogue relie chaque œuvre à ses ayants droit et à ses identifiants, pour que ce qui est reconnu puisse être attribué, ici comme à l’étranger. mis ensemble : on sait ce qui a joué, où, quand, et combien de fois. c’est exactement le maillon que personne ne fournit aujourd’hui.
ce que ça n’est pas : une société concurrente. la mesure est offerte à qui voudra s’en servir, la MASA comprise. mesurer n’est pas licencier, et une réforme qui réussit se verra à trois choses : des chiffres publics, un registre consultable, un taux d’appariement publié.
et une chose qu’il faut dire clairement : ce site et ces outils sont construits à côté de nos métiers, sans subvention, sans budget, sans personne payé pour le faire. c’est pour cela que ça avance par à-coups. plus il y a d’artistes derrière, plus vite ça se construit · pas en argent d’abord, mais en catalogues à indexer, en relevés de lieux, en corrections, en documents que nous n’avons pas, et en noms qui acceptent d’apparaître. un outil construit par ceux qu’il concerne n’a de comptes à rendre qu’à eux.