une empreinte ne reconnaît que ce qu’elle a déjà vu. notre référence tient 663 enregistrements mauriciens · c’est peu, et nous le disons plutôt que d’annoncer un chiffre flatteur.
et l’index mondial ouvert ne comble pas ce trou, pour une raison technique qu’il faut dire exactement : AcoustID identifie des fichiers entiers, pas des extraits. nous l’avons vérifié le 6 août 2026 sur trois enregistrements : le fichier complet est reconnu à 97% et plus, le même enregistrement réduit à vingt-cinq secondes ne renvoie rien du tout. ce n’est donc pas une preuve d’absence · c’est le mauvais outil pour écouter une antenne.
notre propre appariement, lui, retrouve un extrait à l’intérieur d’un morceau · c’est ce que fait le relevé pour les 663. la reconnaissance d’extrait à l’échelle mondiale existe, elle est commerciale · ACRCloud, Audible Magic, ce sur quoi tourne la surveillance des radios ailleurs. autrement dit : la technique n’est pas le verrou, la référence l’est, et une référence se constitue une fois.
d’où la conséquence, et elle est réparable : tant qu’un enregistrement n’est dans aucune référence, aucune machine au monde ne peut prouver qu’il a joué. constituer cette référence est un travail qui se fait une fois, pas une dépense qui revient chaque année · et ensuite l’œuvre est reconnaissable, définitivement, y compris par une société de gestion qui voudrait bien faire.
c’est le sens de ce projet et ce n’est pas une critique : retrouver la musique de cette île et la remettre là où elle peut être comptée.