on entend souvent qu’il ne peut exister qu’une seule société par pays et que la CISAC l’imposerait. c’est faux : ses statuts ne contiennent aucune clause de ce type. en 2008, la commission européenne a même jugé anticoncurrentielle la clause du contrat-type qui empêchait une société d’accepter le membre d’une autre. et l’OMPI est explicite : le choix entre monopole et concurrence relève de la politique nationale, pas d’une règle internationale.
le précédent existe : dans les caraïbes orientales, plusieurs micro-états partagent une seule société régionale, l’ECCO, basée à sainte-lucie et membre de la CISAC · le modèle d’une gestion mise en commun à l’échelle d’une région.
et une société qui marche existe aussi : la SUISA, en suisse, prélève 12,9% d’administration, publie ce taux chaque année, et ses membres votent ses règles. trois des plus grandes sociétés du monde · SACEM, PRS, ASCAP · se situent autour de 10%. ces chiffres sont publiés chaque année ; à maurice, il a fallu une question parlementaire pour obtenir le taux.